Archives par mois : décembre 2014

Jean Chaoui (2007), récompensé aux Victoires de Bretagne

Publié le 12 décembre 2014 à 11:33 par Sophie Patois  /  Actus, Entrepreneurs, Info anciens

Baptiste Gaultier : du Fablab au MOOC, la passion de l’Internet des objets…

Publié le 8 décembre 2014 à 13:02 par Sophie Patois  /  Actus

BAPTISTEGAULTIERIngénieur R&D à Télécom Bretagne depuis 2009, Baptiste Gaultier est aussi un fervent initiateur et contributeur du Fablab de Rennes. En mars 2014, il a lancé le MOOC (massive open online course, en français, cours en ligne ouvert et massif) « La fabrication numérique » sur la plateforme FUN (France Université Numérique) sous le label de l’Institut Mines Télécom. Un cours en ligne de 12 semaines qui a séduit un très large public avec plus de 12 000 participants ! La deuxième édition démarre le 9 décembre 2014… Retour sur la «success story» du premier MOOC « fabrication numérique »…

Quel était le challenge de départ pour lancer le MOOC « La fabrication numérique » ?

BG : L’histoire de ce MOOC est vraiment liée à la création du Fablab de Rennes en 2012. C’est à cette époque que nous avons lancé des ateliers de fabrication numérique d’abord à la Cantine numérique de Rennes et nous avons pu vite constater que cela attirait beaucoup de monde, qu’il y avait une véritable curiosité et un intérêt manifeste pour la technologie. Sans aucune communication, les ateliers étaient pleins. Un vrai engouement ! En un an, nous avons proposé 80 ateliers, c’était l’euphorie ! On a eu alors beaucoup de demandes de personnes qui nous demandaient comment faire pour rattraper l’atelier qu’ils avaient raté… On peut dire que c’est dans cette mouvance qu’est né le MOOC sur la fabrication numérique. Avec dans l’idée de permettre à tous d’avoir accès aux outils qui permettent la fabrication numérique (Arduino, imprimante 3D..) et de partager avec le plus de monde possible.

Autrement dit, sans Fablab, il n’y aurait pas eu de MOOC ?

BG : tout à bien convergé en parallèle : le développement des fablab (il y en a aujourd’hui 70 en France) et celui des cours en ligne. A Télécom Bretagne, nous en avons discuté avec Jean-Marie Gilliot (enseignant chercheur, maître de conférences et co-concepteur et animateur du premier MOOC français ITyPA (Internet tout y pour apprendre) ndlr) et cela a muri dans notre tête. D’autant plus, que nous avons participé avec tous les fabs labs bretons à l’évènement intitulé « Tu imagines, Construis ! » en juin 2013. L’idée du MOOC est vite devenue une évidence avec comme objectif d’enseigner les bases technologiques auxquelles on a accès dans les fabslabs. La région Bretagne s’est engagée à nous aider financièrement, la plateforme FUN (France Université Numérique) a été lancée en octobre 2013, on s’est mis à bosser sur le projet avec dans l’idée que cela allait intéresser à la fois les étudiants ingénieurs mais aussi qu’on pourrait s’adresser à tous les curieux.

Quel enseignement tirer de cette expérience ? Comment se développent aujourd’hui MOOC et Fab lab ?

BG : On a jamais perdu de vue que les deux étaient complémentaires. Un de nos objectifs était de capter bien sûr l’attention des personnes qui suivent le cours en ligne mais que cela les amène ensuite sur des lieux physiques où ils pourraient partager leurs travaux et leurs connaissances. Dans les premières vidéos, on présentait le fablab et les machines en disant aussi qu’il y avait certainement un fablab près de chez eux. On avait également mis en place une carte où chaque participant de la communauté pouvait se situer. Cela a permis de belles histoires puisqu’à la suite de çà, certains se sont retrouvés pour créer un fab lab en Guadeloupe par exemple où il n’y en avait pas… Ce qui m’a le plus frappé c’est la force de la communauté, son énergie avec un noyau de passionnés moteur. Ce sont des gens qui fabriquent et ont beaucoup contribué au wiki en enrichissant la documentation. Quant aux Fab labs, ils se professionnalisent beaucoup autour du marché des objets connectés, d’Internet des objets… Je suis fasciné par ce nouvel Internet qui est en train d’émerger avec l’Internet des objets, les objets connectés, intelligents. Pas mal de choses se créent dans le domaine, on monte des évènements pour les industriels, les entreprises qui ont envie de se former. Cela fait bouger le processus d’innovation dans les entreprises. En janvier 2015, on lance par exemple Maisonmix ; sur la maison connectée c’est un sprint de prototypage qui va avoir lieu dans le nouveau local du fab lab de Rennes….

Cela permet sans doute d’aborder la deuxième édition d’une autre façon, avec quelles pistes d’amélioration ?

Nous en avons plusieurs. D’abord, faire plus de communication autour du projet, dans les écoles d’ingénieurs, les lycées techniques, les fab labs… Pour avoir aussi plus de personnes réellement impliquées dans le projet. Car sur les plus de 12 000 inscrits de la première édition, seulement 30% ont validé le cursus. Pour l’instant c’est juste une attestation de réussite car sur cette thématique récente, il n’y a pas encore de validation, de diplôme reconnu. Mais peu à peu des formations sont en train de se mettre en place, notamment un diplôme Télécom Bretagne/ Ecole de design de Nantes, il y aura aussi bientôt un Master spécialisé « Internet des objets ». J’aimerais aussi, si possible, raccourcir le cours et passer de 12 à 10 semaines. Pour cette deuxième édition, on a fait appel aussi à ceux qui ont été très actifs dans la première édition et ils ont une foule d’idées, cela ne va pas forcément dans le sens de la réduction ! Ce qui est sûr, c’est que l’on mettra plus d’interactivité et une partie « correction des pairs ».

Quelle est finalement ta plus grande satisfaction ou fierté en ce qui concerne ce MOOC ?

A titre personnel, je n’avais jamais eu affaire à tant de personnes, le retour d’une communauté aussi massive qui s’approprie les connaissances, c’est balaise ! C’est par exemple la satisfaction de voir passer sur twitter une vidéo qui vient de Polynésie… Bref, c’est plutôt ludique et joyeux même si cela prend beaucoup de temps. Cela vaut le coup ! Et tous les actifs de la production et de l’animation, environ une vingtaine de personnes, reviennent pour la deuxième édition, c’est plutôt bon signe, non ?

Propos recueillis par Sophie Patois

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