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3 questions à Laurent Herz (1981) : De l’informatique à la musique et aux Musigrains

Publié le 11 février 2014 à 11:57 par Sophie Patois  /  Actus, Culture, Info anciens

MUSIGRAINS

Diplômé en 1981, la deuxième promotion de Télécom Bretagne, Laurent Herz  n’a pas suivi un parcours d’ingénieur classique. Après une dizaine d’années passées à faire de l’informatique, il reprend des études de langues puis exerce le métier de traducteur. Passionné par la recherche en linguistique et l’histoire, il raconte dans son dernier ouvrage, paru aux éditions L’Harmattan, l’aventure d’une institution pédagogique et musicale qui a fait le bonheur de plusieurs générations de mélomanes.

Pouvez-vous nous résumer  votre parcours à la sortie de l’école ?

A la sortie de l’école, j’ai exercé le métier d’ingénieur dans l’informatique pendant une dizaine d’années. J’avais déjà attrapé le virus des langues à Télécom Bretagne, mais je savais que je n’avais ni la condition physique ni l’art de la persuasion pour être ingénieur d’affaires ! Les circonstances m’ont amené à me reconvertir et j’ai repris des études de langues (anglais, allemand, hébreu, arabe…). Cela m’a permis de faire de la traduction technique, après un CDD en linguistique appliquée pour Xerox où finalement mes deux métiers m’étaient utiles. Au cours de mes recherches, je me suis passionné pour l’étymologie multilingue et j’ai publié un premier ouvrage sur l’étymologie des noms de famille d’origine étrangère. Je travaille d’ailleurs sur un autre projet de dictionnaire (mon opus 6)…

Comment êtes-vous arrivé  alors à vous intéresser à cette association musico-pédagogique qu’était « Les Musigrains », quel est le lien avec vous ?

Les Musigrains est une institution parisienne fondée en 1939 par Germaine Arbeau-Bonnefoy, elle-même musicienne et brillante conteuse, et qui a existé pendant plus de 45 ans, avec une période très faste dans les années 50-60.  L’idée était d’éveiller les jeunes à la musique en leur proposant des concerts commentés de musique classique et contemporaine. Pour ma part, je viens d’une famille de mélomanes, mon père est violoncelliste amateur et a été très actif au sein du club de musique de la société (IBM) où il faisait du calcul scientifique.  Je fais aujourd’hui toujours partie d’une chorale (Aperto) comme à Brest (A Cœur Joie – Les Embruns) du temps de mes études. Nous sommes liés aux Musigrains par ma grand-tante Geneviève Zadoc-Kahn qui en était la régisseuse et c’est aussi à elle et aux « petites mains » des Musigrains que je voulais rendre hommage par cet ouvrage.

Quelle a été votre méthode pour recueillir les témoignages qui émaillent ce livre ?

Le point de départ a été, il faut le dire, un témoignage sur l’antenne de France Musique en janvier 2013 d’une ancienne auditrice des Musigrains. J’ai pu ainsi entrer en contact avec des proches de la famille Arbeau, la famille elle-même et d’anciens employés des Musigrains : Marie-Claude Lattès, Michel Capelier, Jean-Claude et Manuel Arbeau-Barreau et Marie-Claude Lemoine. Leur aide a été très précieuse. Grâce au petit-fils, Manuel Arbeau-Barreau, j’ai eu accès aux archives des Musigrains, il m’avait même installé une chambre indépendante pour que je puisse travailler !

Pour en savoir plus :   vous pouvez écouter les interviews de Marie-Claude Lemoine et Laurent Herz sur France Musique (Les traverses du temps de Marcel Quillévéré) :

Les traverses du temps avec Laurent Herz et Marie-Claude Lemoine sur France Musique

Trois questions à… Guillaume Lacotte (2008)

Publié le 24 octobre 2011 à 9:21 par Sophie Patois  /  Actus, Culture

« La littérature est une passion que je vis pleinement »

Diplômé en 2008, Guillaume Lacotte exerce aujourd’hui le métier d’ingénieur dans le domaine des communications par satellite. Sans pour autant dédaigner la littérature, en lisant et écrivant.  Après un recueil de nouvelles, il publie  cet automne aux éditions l’Harmattan son premier roman, intitulé Corps et âmes. (Une signature aura lieu  le 15 décembre à l’Espace Harmattan 21 bis rue des Ecoles 75005 Paris)  Rencontre avec un ingénieur fin lettré.

Pouvez-vous nous résumer votre parcours à la sortie de l’école ?

Je suis entré à Télécom Bretagne en 2004.  Après deux ans passés à Brest, j’ai effectué une année de césure, puis ma 3e année à Londres à l’UCL (University College London). Une fois diplômé, j’ai complété ma formation avec un master en télécommunications spatiales à Supaéro, à Toulouse. Aujourd’hui, je travaille dans le domaine de la défense, techniquement très proche du domaine de l’aérospatiale.…

Quand avez-vous commencé à écrire ? D’où vous vient cet intérêt pour le roman ?

Au départ, c’était vraiment pour m’amuser. J’ai commencé à écrire à Brest, lorsque j’étais à Télécom Bretagne. Il est vrai que j’ai toujours baigné dans un milieu plutôt culturel avec un père journaliste et auteur de biographies  et une mère professeur d’anglais. J’apprécie en particulier, cela n’étonnera pas trop mes lecteurs, la littérature fantastique du XIXème siècle, les nouvelles d’Edgar Allan Poe, Oscar Wilde, Barbey d’Aurevilly, Gautier… J’aime ce style, cette ambiance. D’ailleurs, quand j’ai envoyé mon roman aux éditeurs, c’est l’un des retours que j’ai eu : on me reprochait de faire du pastiche. Mais je revendique totalement la filiation et j’aime le pastiche ! D’ailleurs en ce moment, mon livre de chevet est « Pastiches et mélanges » de Proust.

En effet, Corps et âmes, votre roman, lorgne vraiment du côté du fantastique, n’est-ce pas en contradiction avec la rigueur scientifique dont vous devez faire preuve dans votre métier ?

Pour moi, il n’y a aucune interférence entre les deux. Ce sont deux domaines complètement opposés. J’aime mon métier et je n’envisage pas de changer radicalement  de spécialité. La littérature est une passion que je vis pleinement, je ne me fixe pas d’objectifs…

Benjamin Bissai (2002) publie un roman

Publié le 27 septembre 2011 à 15:47 par Sophie Patois  /  Actus, Culture, Info anciens, Média

Diplômé de Polytechnique de Yaoundé et de Télécom Bretagne (promotion 2002), Benjamin Bissai, né à Douala au Cameroun en 1966,  publie son premier roman intitulé Au carrefour des routes en obliques (édition JePublie). Ingénieur dans une entreprise de travaux publics d’Arconnay, il présente son ouvrage (disponible en version papier et numérique)  le 8 octobre à la 25ème Heure du Livre du Mans, manifestation culturelle consacrée cette année à l’Afrique en livres.